Avec tout ce qu’on entend !
1500 tics de langage décortiqués (à paraître en septembre 2011 aux éditions La Muette).
La société est un lieu commun où l’on bavarde beaucoup…
La machine à parler tourne toute seule. Le discours – le bruit – qui en résulte nous vaccine contre les pouvoirs d’illumination du langage. Nous sommes conduits en douceur dans un univers où, sous couvert de communication de chacun avec tous et tout le temps, plus rien ne vaut d’être dit.
Peut-être que l’écrivain est le seul qui puisse encore tailler une brèche dans la prison du langage unifié.
Gilles Dal, qui est un garçon plutôt drôle, n’en est pas moins un écrivain, et, en tant que tel, le bruit harassant du discours semble le persécuter. S’il le pouvait, c’est sûr, il ferait taire le langage lui-même. Mais en attendant, il le décortique et le ramène à son degré le plus premier – et parfois à son degré belge.
1500 tics ? Mais qui les a comptés ?



Trilogie à clés sur le thème de l’identité, envisagée sous trois angles principaux : la psycho-généalogie (dans quelle mesure les expériences de nos ancêtres influent-elles sur nos modes de vie et de pensée?), le nombrilisme (quelle vie mène un homme qui décide de ne faire que ce ses envies lui dictent? Va-t-il dans le mur, ou s’épanouit-il pleinement? Vit-il d’illusions, ou est-il « totalement homme »?) et la judéité (existe-t-il un « esprit juif » spécifique?) Les destins étrangement similaires d’ancêtres communs ont-ils un sens? Les souffrances d’une petite partie de sa famille déteignent-elles sur un homme? Une exploration de ce qu’est un individu, centrée autour des “temps larges” de l’Histoire (du passé familial à l’agonie du héros).
Comment les grands sentiments humains ont-ils cédé la place à l’apathie dans le champ politique ? Pourquoi l’engouement et la fièvre ont-ils déserté le débat social ? D’où vient cette soudaine fadeur de la dynamique collective ?