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Livres

Avec tout ce qu’on entend !

juin 2011

1500 tics de langage décortiqués (à paraître en septembre 2011 aux éditions La Muette).

La société est un lieu commun où l’on bavarde beaucoup…

La machine à parler tourne toute seule. Le discours – le bruit – qui en résulte nous vaccine contre les pouvoirs d’illumination du langage. Nous sommes conduits en douceur dans un univers où, sous couvert de communication de chacun avec tous et tout le temps, plus rien ne vaut d’être dit.

Peut-être que l’écrivain est le seul qui puisse encore tailler une brèche dans la prison du langage unifié.

Gilles Dal, qui est un garçon plutôt drôle, n’en est pas moins un écrivain, et, en tant que tel, le bruit harassant du discours semble le persécuter. S’il le pouvait, c’est sûr, il ferait taire le langage lui-même. Mais en attendant, il le décortique et le ramène à son degré le plus premier – et parfois à son degré belge.

1500 tics ? Mais qui les a comptés ?

Peur de son ombre (Cortext)

juin 2008

Dilution du lien social, aliénation culturelle, violence croissante de la société, absence d’utopies, peur généralisée, chute des idéologies : en 21 textes courts et incisifs, Gilles Dal remet en perspective certains des grands maux traditionnellement imputés à la société, pour leur apporter un éclairage novateur, souvent moins pessimiste que l’instinct n’incline à l’être.
Gilles Dal aborde également d’autres questions, comme les faits divers dans les médias, les micro-trottoirs, Michael Moore ou l’abbé Pierre, et s’interroge sur les raisons véritables de leur popularité : artifices médiatiques, bon sens en action ? Se gardant de toute invective et de tout jugement péremptoire, Gilles Dal décortique les arguments en présence, les confronte, et prend un recul salvateur par rapport à ce qui fait notre lot médiatique.

Petit répertoire de lieux communs (Racine)

octobre 2006

Les lieux communs sont partout : dans le parler des médias, dans le parler des métiers, dans le parler mondain, dans le parler technologique. Dans ce livre, Gilles Dal se propose de relever banalités, passages obligés, formules toutes faites et phrases creuses qui sévissent dans ces différents contextes. Il répertorie au passage les reportages prévisibles de journaux télévisés, les titres racoleurs des journaux, les interviews formatées, les sondages dénués d’intérêt et les éloges funèbres convenus, sans oublier les banalités de rigueur dans les dîners entre amis, au restaurant, au supermarché, chez le coiffeur, dans les séries policières ou encore dans le monde des gastronomes, de la publicité et du cinéma.

Loués soient nos téléviseurs! (Buchet-Chastel)

janvier 2005

La religion bat de l’aile, la politique s’essouffle et ses ténors s’épuisent à chercher les faveurs de l’opinion. La télévision, elle, triomphe. Non seulement elle délasse et fait rêver, mais elle nous montre, jure-t-elle, « la réalité vraie » ! Voilà assurément de quoi séduire les foules. Pour un peu, elle réglerait tous les problèmes et sauverait les politiciens du marasme…
Alors faiseuse de miracles ou nouvel opium du peuple ? Avec verve et humour, Gilles Dal démonte le mythe télévisuel et les contradictions de la société médiatique. Sans être sûr qu’il soit si facile de s’en débarrasser.

Une longue vie

janvier 2004

Trilogie à clés sur le thème de l’identité, envisagée sous trois angles principaux : la psycho-généalogie (dans quelle mesure les expériences de nos ancêtres influent-elles sur nos modes de vie et de pensée?), le nombrilisme (quelle vie mène un homme qui décide de ne faire que ce ses envies lui dictent? Va-t-il dans le mur, ou s’épanouit-il pleinement? Vit-il d’illusions, ou est-il « totalement homme »?) et la judéité (existe-t-il un « esprit juif » spécifique?) Les destins étrangement similaires d’ancêtres communs ont-ils un sens? Les souffrances d’une petite partie de sa famille déteignent-elles sur un homme? Une exploration de ce qu’est un individu, centrée autour des “temps larges” de l’Histoire (du passé familial à l’agonie du héros).

La Sécurité sociale à ses débuts (L’Harmattan)

avril 2003

Merveilleux instrument de progrès social ou monstre bureaucratique, salutaire facteur de lutte contre les risques de la maladie, du chômage et de la vieillesse ou mécanique perverse anti-économique, la Sécurité sociale fut tout au long de son histoire l’objet de haines tenaces et de déclarations d’amour enflammées.
Ce livre se penche sur les arguments échangés à la naissance de cette institution qui prétendait à la fois supprimer la grande pauvreté, éradiquer l’ignorance, anéantir le besoin physique, améliorer le niveau de vie collectif, stabiliser les revenus au niveau de la société et faire progresser la démocratie sociale.
Dissocier les idéaux de la pratique, opposer les illusions chimériques à l’implacable logique des chiffres : tel fut, dès les premiers jours, le travail des opposants au système. « La Sécurité sociale fonce droit dans le mur », « les excès des prestations sociales grèvent la compétitivité de l’économie nationale », « le niveau des charges est arrivé à saturation », « il faut oser entreprendre des réformes de structure » : autant de lieux communs qui n’ont, depuis lors, jamais quitté le débat en matière de Sécurité sociale.

La frustration reine (Elytis)

janvier 2001

Comment les grands sentiments humains ont-ils cédé la place à l’apathie dans le champ politique ? Pourquoi l’engouement et la fièvre ont-ils déserté le débat social ? D’où vient cette soudaine fadeur de la dynamique collective ?
Gilles Dal propose dans « La frustration reine » une grille de lecture de la société susceptible de répondre à ces questions : pour lui, aujourd’hui, ni le bon bourgeois, ni l’artiste subversif, ni le militant politique n’ont de véritable marge d’épanouissement, même s’ils sont –c’est là tout le vice de la société- portés à croire le contraire. D’où culpabilisation, troubles de la personnalité, jalousie folle du voisin qui a réussi, impression récurrente qu’on est malchanceux… Autant de sentiments qui n’épargnent plus aucune couche sociale, et dont l’adjonction constitue ce que Gilles Dal nomme « La frustration reine ».